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Quéven: Devant la justice pour avoir ouvert sa discothèque

17 juillet 2020 à 07h00 Par Grégory Robin

Le week-end dernier, il a bravé l'interdit en rouvrant son établissement durant trois soirs d'affilée, Eric Moro devra se présenter devant la justice.

Le samedi 11 juillet, à 00h01, le Paradisio de Quéven accueillait ses clients, pour la première fois depuis la mi-mars.

La réouverture de la boîte de nuit coincidait avec la levée de l'état d'urgence sanitaire (officielle dans la nuit de vendredi à samedi, minuit), et malgré l'interdiction pour les boîtes de nuit de rouvrir.

Faire bouger les choses

Une ouverture symbolique, afin de faire "bouger les choses", dit le patron de la boîte de nuit, qui ne "comprend pas que les discothèques restent fermées aujourd'hui, et risquent, pour une grande majorité d'entre elles, de mettre la clé sous la porte si la situation n'évolue pas".

(Dimanche, de nombreux professionnels de la nuit étaient à Paris, pour demander la réouverture de leurs établissements. Une demande rejetée par le Conseil d'Etat, lundi 13 juillet)

Garde à vue

Les soirées se sont poursuivies, le samedi et le dimanche, avec toujours autant de succès, et ce malgré l'arrivée des gendarmes et du sous-préfet (venu notifier à Eric Moro une fermeture administrative de 6 mois pour mise en danger de la vie d'autrui).

Dans la nuit de dimanche à lundi, vers 3h30, Eric Moro a été interpelé, placé en garde à vue puis présenté au procureur. (ce dernier n'a pas retenu le motif avancé par le sous-préfet).

Devant la justice

Eric Moro est convoqué devant le tribunal correctionnel le 1er février prochain. Selon le parquet, il risque 2 mois de prison, 3750€ d'amende, mais aussi la fermeture judiciaire de son établissement, ainsi qu'une interdiction d'exercer son activité.

Le patron de la discothèque quévenoise est bien décidé à se défendre jusqu'au bout, écoutez-le dans le podcast ci-dessous.